31 janv. 2010

Quel vent !

Hier soir la météo annonçait du soleil et du vent (et de la pluie pour demain). Norma me retrouve à 8h30 pour récupérer les clés et je la remercie pour sa générosité. Elle va peut être venir étudier en France, alors qui sait peut être nous reverrons nous? Je prends sur la côte et je sens tout de suite le souffle violent qui me vient en pleine face . La journée s’annonce galère…La route côtière est assez jolie bien que complètement défoncée. De toute façon cela fait une semaine que je m’entraîne à slalomer entre les nids de poule. C’est usant toute une journée avec ce vent fort de face qui me bloque à 15 km/h. Je décide de rentrer un peu dans les terres en espérant moins sentir le vent. Mais rien à faire, tout est si plat, aucun abri à l’horizon. Je m’arrête pour manger au bout de 58km et je suis épuisé. C’est la fête dans la ville, concerts, stands divers et spécialités de la région. Il y a un grand barbecue où l’on vend des grillades. Je m’installe à proximité de « l’arrière cuisine » dans l’espoir qu’un cuistot me propose à manger ! Ca marche du tonnerre ! J’ai même un peu honte de ce plan machiavélique ! Mais ça ne me coupe pas l’appétit. Abrité dans la ville, j’ai un espoir que le vent a faibli. Ah la bonne blague, il est encore plus fort. Ca devient du délire et je ne peux même plus rouler. Tressanti, premier petit village sur ma route, il y a un abri devant l’église. Demain ils annoncent la pluie et je suis un peu au milieu de nulle part. Espérons que ça ne me bloque pas trop longtemps. Au final je ne me sens pas en sécurité dans le coin, il y a plein de voitures de roumains et de bulgares qui rodent et je ne sais pas ce qui se trafique. Je n’aime pas trop cette solution, mais je me résous à sonner aux portes pour trouver un endroit pour dormir. La premières tentative est la bonne et Santo, le bien nommé m’offre l’hospitalité dans son garage et m’apporte un bon sandwich. Je suis rassuré et je m’endors l’esprit tranquille.

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La vie, c'est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre.
Albert Einstein.

La jeunesse est une victoire du goût de l'aventure sur l'amour du confort.
Douglas MacArthur.

C’est la contemplation silencieuse des atlas, à plat ventre sur le tapis, entre dix et treize ans, qui donne ainsi l’envie de tout planter là. Songez à des régions comme le Banat, la Caspienne, le Cachemire, aux musiques qui y résonnent, aux regards qu’on y croise, aux idées qui vous y attendent… Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. La vérité, c’est qu’on ne sait comment nommer ce qui vous pousse. Quelque chose en vous grandit et détache les amarres, jusqu’au jour où, pas trop sûr de soi, on s’en va pour de bon.
Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait.
Nicolas Bouvier.
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